TEXTE AVANT GLOBAL
Les craintes de votre banquier
Pour un autoconstructeur, obtenir un prêt constitue un obstacle majeur. Il faut comprendre qu’un banquier cherche à estimer le risque et à le réduire. Comment savoir si un autoconstructeur a les compétences requises ? Arrivera t’il au bout de son projet ? Tout se passe comme si le banquier est le propriétaire du bien tant que l’emprunteur n’a pas fini de rembourser. En quelque sorte, c’est un peu lui qui achète le projet. En effet, en cas de défaillance de l’emprunteur, qui n’arriverait plus à rembourser, le banquier va naturellement chercher à récupérer sa mise. Il a donc tout intérêt à ce que le bien soit vendable.
Il faut bien reconnaitre que les mauvais exemples d’autoconstruction sont nombreux. Certaines autoconstructions ne respectent pas les règles de l’art. Et quand arrivent les problèmes, parfois irréversibles, il devient parfois impossible de revendre le bien.
Autres contre-exemples : on voit souvent des autoconstructions sans charme, de goût douteux. Par exemple, il n’est pas rare qu’un autoconstructeur surdimensionne la structure par ignorance, en prenant des marges de sécurité à outrance. Cela conduit a des habitations massives, ressemblant à des blockhaus.
Il y a aussi beaucoup de constructeurs qui arrivent à l’autoconstruction pour des raisons uniquement financières, en rognant au maximum sur tous les postes. Cela produit des habitations de mauvaise qualité, difficiles à revendre.
Il faut avoir en tête que ce sont les risques auxquels un banquier pense s’exposer quand il octroie un prêt à un autoconstructeur.
Heureusement, il existe de nombreux exemples d’autoconstruction tout à fait exceptionnelle, réalisée dans les règles de l’art ou même mieux, faisant référence en matière technique ou écologique. Il faudra juste prouver à votre prêteur que votre projet est sur cette trajectoire.
De plus en plus dur
Parmi la quantité importante d’informations que votre banquier va vous demander, il y a l’estimation du budget. Il y a une vingtaine d’année, il suffisait de chiffrer chaque poste. On récupérait les infos à droite et à gauche, sur Internet, en relevant les prix des matériaux du commerce, ou en se basant sur des devis d’autres projets. Cela prenait un peu de temps mais on pouvait obtenirTEXTE APRES GLOBAL

